Comment « La Salé » a atterrit au 66 Bis?

Dernière mise à jour : 9 avr.

Savez-vous comment « La Salé » a atterrit au 66 Bis?


Créé le 21 Février 1913, par l’Abbé Chardon, vicaire de la Paroisse Saint-François de Sales, La Salésienne de Paris vit longtemps comme un complément des activités de Patronage de la Paroisse dont elle tire son nom. Sa vocation, promouvoir les loisirs sous toutes ses formes et plus particulièrement le sport pour les jeunes.

Son premier lieu de rencontre et d’activités est le passage d’Iéna. Vaste quadrilatère réunissant terrain de jeux et baraquements en bois à deux pas de la porte de Champerret. Mais lors de la construction du périphérique à la fin des années 60, La Salésienne de Paris doit quitter ce lieu mythique qui sera bientôt emporté par les pelleteuses.

L’ensemble des activités des jeunes de la paroisse Saint-François de Sales sont alors regroupées dans un hôtel particulier, don d’une famille du 17ème : le 66 avenue de Villiers. Dans ce superbe cadre architectural, agrémenté d’un vaste jardin, cohabite, non sans difficulté, les Scouts, les Louveteaux, les Cœurs Vaillants, les Petits Chanteurs et la Salésienne de Paris…

Dans cette ruche, notre association commence à se développer et ses effectifs s’enrichissent notamment à travers le football et la participation aux championnats de Paris. Avec comme ligne directrice l’apprentissage d’une technique sportive tout en encouragent le développement d’un certain nombre de valeurs humaines.

La « Salé » et le « 66 » deviennent un lieu de passage fréquenté et l’ancien jardin, réaménagé en cours, le théâtre de parties endiablées de Foot ou de Tennis Ballon. Une petite salle de Judo et de Tennis de Table sont également disponibles pour la pratique ainsi qu’un bar, une télé et un baby-foot pour la convivialité. Un lieu riche en souvenirs et émotions pour celles et ceux qui ont connu cet endroit.

Mais tout cela s’arrêtera en 1981, lors de la vente du « 66 », et le début des travaux de reconstruction qui dureront plus de 2 ans. Un symbole de cohabitation entre les différents mouvements de jeunes disparaît et une nouvelle aventure commence en même temps que l’émancipation du Club de la tutelle religieuse.





En attendant de revenir au « 66 », La Salésienne de Paris pose ses valises au 24 rue Daubigny, actuelle maison Daubigny de la Paroisse.







En 1983, l’année de ses 70 ans, La Salésienne de Paris retrouve le « 66 » qui devient dès à présent le « 66 bis » que nous connaissons. Certes nous revenons seul et cet endroit est plus petit avec une surface de moins de 150 m2 mais nous sommes maintenant chez nous, pour développer nos activités pour tous dans un cadre bienveillant.

Plus de 35 ans plus tard, le « 66 bis » après son acquisition avec l’appui de ses membres, continue d’ouvrir ses portes, de favoriser les échanges entre les adhérents et de proposer de l’activité aux enfants et aux adultes.